Voici un détail de l'Illustration réalisée pour le Concours organisé par l’Institut International de Charles Perrault, d’après un texte de Savinien de Cyrano de Bergerac, L’Autre Monde Gallimard collection Folio Paris 2004.

 

 

                               

Cette Illustration a été retenue par les membres du jury.

Elle sera exposée dans les locaux de l’Institut les 29 et 30 juin à l’occasion des journées de l’Université d’été 2006 www.institutperrault.org.

 J'ai eu beaucoup de plaisir à illustrer l'extrait que voici :

 « Nos cités, ô mon cher compagnon, se divisent en mobiles et sédentaires : les mobiles comme celle où nous sommes à présent sont construites ainsi :  l’architecte construit chaque palais, ainsi que vous voyez, d’un bois fort léger, y pratique dessous quatre roues ; dans l’épaisseur des murs, il place des soufflets gros et nombreux et dont les tuyaux passent d’une ligne horizontale à travers le dernier étage de l’un  à l’autre pignon. De cette sorte, quand on veut traîner les villes autres part (car on change d’air à toutes les saisons), chacun déplie sur l’un des côtés de son logis quantité de larges voiles au-devant des soufflets ; puis ayant bandé un ressort pour les faire jouer, leurs maisons en moins de huit jours, avec les bouffées continues qui vomissent ces monstres à vent et qui s’engouffrent dans la toile, sont emportées, s’il on veut, à plus de cent lieues.  Voici l’architecture des secondes que nous appelons sédentaires : les logis sont presque semblables à vos tours, hormis qu’ils sont de bois, et qu’ils sont percés au centre d’une grosse et forte vis, qui règne de la cave jusqu’au toit, pour les pouvoir hausser ou baisser à discrétion. Or la terre est creusée aussi profonde que l’édifice est élevé, et le tout est construit de cette sorte, afin qu’aussitôt que les gelées commencent à morfondre le ciel, ils descendent leurs maisons au fond de cette fosse et que, par le moyen de certaines grandes peaux dont ils couvrent et cette grande tour et son creusé circuit, ils se tiennent à l’abri des intempéries de l’air. Mais aussitôt que les douces haleines du printemps viennent à le radoucir, ils remontent au jour par le moyen de cette grosse vis dont j’ai parlé. »

Les Etats et Empires de la Lune – les Etats et Empires du Soleil.

Un autre monde C. De Bergerac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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